C’est au cours de la deuxième moitié des années 70, en réponse au premier choc pétrolier que fut adopté le projet de favoriser le développement d’équipes et de laboratoires ayant pour vocation de travailler sur l’utilisation de l’énergie solaire. Dans ce but, le contexte politique étant par ailleurs favorable à la déconcentration de la recherche publique parisienne vers la province, le CNRS, avec le concours de la DATAR, du COMES et de la région, a choisi d’implanter de nouveaux moyens sur le site du Parc International d’Activité de Sophia-Antipolis.
Le projet scientifique associé à cette création était porté par une équipe du Laboratoire de Physique du Solide de MEUDON-BELLEVUE dirigée par Christian VERIE. Elle avait fédéré autour d’elle des chercheurs et des ingénieurs de différentes provenances pour former sous l’égide des Directions Scientifiques du PIRMAT et de MPB le ‘Groupe de Physique du Solide – Energie Solaire’ dont l’ambition affichée était de développer des procédés de conversion photovoltaïque à haut rendement basés sur l’utilisation des semi-conducteurs arséniures et phosphures III-V. Finalement le LPSES (Laboratoire de Physique du Solide et Energie Solaire LP10) est inauguré le 1er décembre 1982. Il va se consacrer dix ans durant à développer l’ensemble des connaissances et des techniques nécessaires à la réalisation de tandems multispectraux, dispositifs qui sont à la base aujourd’hui de 70% de la production mondiale de cellules photovoltaïques spatiales.
En 1992, le laboratoire se transforme pour affronter un nouveau défi qui est celui de l’émission de lumière bleue et ultra-violette. Sous l’impulsion de Jean Pierre FAURIE le LPSES devenu CRHEA se tourne vers l’élaboration et l’étude des semi-conducteurs à grande bande interdite. Les matériaux III-V à base de nitrures remplacent les arséniures et le laboratoire aborde une nouvelle classe de matériaux : les séléniures II-VI dont on obtiendra, pour la première fois en France, une émission laser bleue. Par ailleurs, le succès des nitrures va entraîner la création de la société LUMILOG, startup née à l'initiative de trois chercheurs du CRHEA.
C'est aujourd'hui ...